Tous les articles par Thierry Gass

Vendredi 06 mars 2020 Ressenti d’Hannya et d’Elvina

Nous avons toutes les deux adoré cette échange car il nous a permis de découvrir une autre culture, de confronter nos points de vue sur le monde, et tout simplement d’apprendre à se connaître sans passer par un écran. Vivre ensemble au quotidien rapproche forcément, même si pour Elvina c’était difficile au début de partager l’intimité d’une famille qu’elle ne connaissait pas vraiment. Au bout de deux semaines, on se sent presque comme chez nous. Hannya est déçu que les français partent déjà, on aurait toutes les deux voulu passer plus de temps ensemble. Moral de l’histoire Hannya est invitée en France, et si ce n’est pas en France, on se reverra de toute façon.

Hannya et Elvina

Jeudi 05 mars 2020 REGARD d’Elvina

Il est 7h 00, et comme chaque matin ou presque on se retrouve tous au lycée. Ça papote dans la salle des profs du lycée Jules ferry.

On attend les quelques retardataires bloqués dans le habituels bouchons de Tana et on finit par prendre le départ pour l’IMRA, « Institut Malgache de Recherches appliquées ».

Il fait beau et la bonne humeur est générale, même si la fatigue se fait ressentir chez certain. L’institut est entouré par la végétation, de plantes médicinales pour beaucoup. Un vrai jardin d’Eden. En premier lieu nous visitons le petit musée qui nous résume le parcours de vie incroyable du fondateur de l’institut. Puis un par un et salle par salle les botanistes et chercheurs nous expliquent le fonctionnement de l’IMRA et de ses laboratoires : de la recherche de plantes avec des propriétés médicinales dans des livres anciens à la production de médicaments en passant par l’extraction des molécules…

Pour moi c’était un sujet vraiment intéressant, mais les explications étaient « légèrement » longues. On part manger et l’on déguste tous nos assiettes dans le restaurant…. PAS DE RIZ Mais des pattes carbo, bolognaise ou encore des cordons bleus au menu ! On ne va pas se mentir, on était tous sur un petit nuage, avec nos chocolats chauds au dessert.

Nous sommes rassasiés et après avoir digéré, on entre dans Lisy boutique, déterminés à trouver nos souvenirs.On a découvert une vraie caverne d’Ali Baba : de la vanille, des confitures, des paréos, des bijoux avec pierres précieuses, des sacs colorés… J’ai  aimé faire cette boutique car elle était immense et j’ai pu trouver un souvenir pour chacun des membres de la famille. Tout le monde pouvait y trouver le sien. 

Mercredi 04 mars 2020 REGARDS CROISES de Ryta et Solène

Aujourd’hui, nous sommes allés en cours entre correspondants français et malgaches. Quand nous sommes rentrées en cours de mathématiques, tous les élèves nous regardaient. Il y a même un élève qui est arrivé en retard qui a été choqué de voir une vazaha !

Ensuite, nous avons installé les panneaux de l’exposition sur l’éducation, exposition réalisée à la fois par les élèves malgaches et les élèves français. Pour l’inaugurer, Mme la proviseur et Thierry ont fait un discours dans la cour d’honneur du lycée où se retrouvaient tous les élèves de l’établissement.

Cela fait bizarre de voir autant de regards rivés sur nous et d’être autant applaudis.

Nous avons expliqué nos panneaux de l’exposition aux élèves ; ils étaient assez intéressés.

Durant la pause du midi après manger, nous nous sommes réunis entre malgaches et français du club Tours et du club Tana, nous avons passé un bon moment.

L’après-midi, à partir de 14H, nous avons fait un échange culturel. Les élèves de la chorale du lycée Jules Ferry ont interprété trois chansons. Puis le groupe de vazahas, jeunes et adultes, a chanté et pour finir, les malgaches ont fait une démonstration de danses traditionnelles. Ensuite nous avons dansé ensemble sur des musiques qu’on a choisies.

On a passé un moment génial et on s’est super bien amusés et on s’est sentis très soudés. On sait que la fin du voyage approche mais il nous reste deux jours pour en profiter.

Ryta et Solène

Mardi 03 mars 2020 REGARDS CROISES de Ricardo et Erwan

Aujourd’hui, avec Ricardo, on n’a rien fait de commun ensemble : lui travaillait et avait des examens au lycée tandis que moi, j’ai pu, avec le groupe français, rencontré le Père Pedro qui nous a présenté son mouvement de lutte contre la pauvreté (notamment infantile).

Ricardo et moi avons donc décidé de parler de ce sujet : la pauvreté (à Madagascar bien entendu). On a décidé d’en parler à deux points de vue : extérieur (moi) et intérieur (Ricardo). Selon Ricardo, la pauvreté augmente car il voit des centaines de personnes, au quotidien, entassées dans des tunnels ainsi que des enfants mendier dans la rue. Là, je réagis car, pour moi, c’est toute la population malgache qui est pauvre (enfin une majorité) en voyant des maisons insalubres, faits avec les moyens du bord, dans toutes les rues. Ricardo me répond qu’il y a quand même une bonne partie de la population malgache qui est riche et qui peut s’offrir de belles voitures (par exemple). De plus, Ricardo et moi sommes d’accords pour dire que la pauvreté fait augmenter la délinquance juvénile et empêche les enfants d’aller à l’école : à préciser que 75 pourcents de la population malgache vit en dessous du seuil de pauvreté ce qui influe sur l’économie du pays. Ricardo ajoute que le gouvernement préfère se remplir les poches plutôt que de régler le problème. Je complète son idée en disant que la pauvreté restera un cercle vicieux tant que le gouvernement sera inactif.

Pour ma part, j’ai été marqué et fasciné par la volonté du Père Pedro qui s’est battu toute sa vie pour redonner de la dignité humaine et offrir un meilleur avenir aux plus démunis : son engagement m’a impressionné.

Ricardo et Erwan

Lundi 02 mars 2020 REGARDS CROISES de Martine, Sandhra et Thierry

Trajet de retour vers Tana. Pas de panne mais grosse panique : message sur Facebook relayant un communiqué gouvernemental nous informant d’un risque de rapatriement en raison de du Coronavirus. Ambiance morose !

Nous contactons le lycée Grandmont. Le proviseur et l’intendant confirme l’information et nous indique la possibilité d’un retour en France dès le 04 mars. Rendez-vous téléphonique est pris pour le lendemain matin pour être fixés sur notre sort. Cris de joie à midi à la lecture du SMS annonçant que le séjour pouvait être mené à son terme !

Martine, Sandhra et Thierry

Dimanche 1er mars 2020 REGARDS CROISES de Ny Antsa et Cécile

Le matin, nous sommes allés au port des boutres. Moi, Ny Antsa, j’ai fait la guide parce que je connais Mahajanga plus que les autres. J’ai donc expliqué le fonctionnement et l’histoire des boutres, bateaux traditionnels de Mahajanga. Cécile a appris que le port était le deuxième port commercial de Madagascar. Elle a admiré la beauté des bateaux en bois car en France, ils sont le plus souvent en fer.

Après, nous sommes allés à Androva pour voir le palais du roi mais dommage le palais se trouve dans le camp militaire et nous sommes donc allés au marché où certaines personnes ont acheté des objets d’artisanat malgache.

Retour à la villa pour déjeuner. Après nous être restaurés, nous sommes retournés à la plage de la veille, celle du Grand Pavois. Quand nous y sommes arrivés, moi, Cécile et mes amies avons craqué pour des tresses pendant que Ny Antsa était déjà dans l’eau. On a préféré se baigner aujourd’hui car il y avait plus de vagues et la mer était moins chaude : c’était agréable car rafraichissant. On s’est beaucoup amusés à chanter tous ensemble dans la mer. Ensuite, certaines ont profité du soleil pour bronzer. Ny Antsa est rentrée plus tôt avec le premier bus pour aller faire des courses. Pendant ce temps, je suis restée pour admirer le coucher du soleil sur la plage : c’était magnifique ! Madagascar est un pays vraiment très beau.

Le soir, on s’est tous retrouvés à la villa, on a tous mangé ensemble (riz et pomme de terre) puis on a fait nos bagages car on partait le lendemain très tôt : on était triste de devoir déjà quitter Mahajanga. Notre séjour touchait à sa fin mais on s’était bien amusés. J’avais découvert une nouvelle ville à Madagascar et Ny Antsa avait revoir sa ville natale.

Ny Antsa et Cécile

Samedi 29 février 2020 REGARDS CROISES de Mirella et Solveig

Le samedi de notre séjour à Mahajanga a débuté par la visite de l’association ZOVA AND KIDS où se regroupent des enfants défavorisés ou orphelins d’un quartier de la ville. En premier lieu, nous avons appris aux enfants à se brosser les dents. Pour moi (Solveig), ce moment était magique. Les sourires des enfants m’ont rendu très heureuse ; les moments partagés et les cadeaux ont été pour tous, source de bonheur et de surprise. Pour Onitiana, un membre du Club Tours, c’était également une rencontre magnifique où l’on pouvait voir les yeux des enfants s’illuminer. On a aussi apprécié le jeu de cour traditionnel, le vitsiey, que les enfants nous ont appris : des instants incroyables partagés ensemble. Pour moi, Mirella correspondante de Solveig, rien que la découverte de cette association a été une surprise et le fait de voir que des personnes non professionnelles s’intéressent à l’éducation de ces enfants est formidable et admirable.

Ensuite, nous avons passé notre après-midi à la plage du Grand Pavois : moment favorable au rapprochement entre tous dont j’espère me souvenir longtemps.

Nous avons été toutes les trois enthousiasmées par cette journée.

Mirella et Solveig

Vendredi 28 février 2020 REGARDS CROISES de Cédric, Claire et Sarah

On s’est réveillé aux alentour de 9h. Waouh, première grasse matinée à Mahajanga après une nuit précédente très courte. Puis certains se sont douchés dehors ce qui est très rare pour les français. Direction le lycée Philibert Tsiranana en bus. Ce lycée accueille 1700 élèves et ils sont environ 60 par classe. Nous avons pu voir différents clubs tels que le club anglais, ouvert à tous et créé par l’ambassade américaine ainsi que le club français qui permet aux malgaches de pratiquer la langue pour améliorer le niveau par différents ateliers (théâtre, slam, jeux de société…). Nous avons écouté différents slams. Par la suite, la surveillante générale du lycée nous a fait visiter les différentes salles de classe dont des salles de philo et de Malagasy. Suite à cette visite, retour à la villa. Pour certains, repos bien mérité et pour les plus motivés, nettoyage des douches et lavage des sols, une villa pour 40, ça se salit vite. Puis rassemblement dans la cour afin de déjeuner. Pour une fois, ce n’était pas du riz mais des spaghettis bolognaise, c’était délicieux et en plus, avec vue sur mer magnifique. Après un court moment de digestion, nous nous sommes rassemblés de nouveau dans la cour afin de discuter, de prévoir le programme des jours à venir et de rédiger les regards croisés. Temps libre de quelques heures avant de diner. Pour terminer cette belle journée, le film Captain Fantastic a été projeté (sur un beau drap blanc accroché sur un mini-bus par M Gass) puis débat sur les différentes éducations.  Ensuite direction le lit vers 22h30 (toujours avec un ventilateur car il fait très chaud). Bonne nuit.

Cédric, Claire et Sarah

Jeudi 27 février 2020 REGARDS CROISES de Camille, Hitsy, Manou et Harena

L’aventure au parc d’Ankarafantsika

Le parc d’Ankarafantsika est le cœur de richesses naturelles de Madagascar où certains animaux cohabitent tels que les lémuriens (Maki brun, microcèbus) et de nombreux oiseaux splendides.

D’un point de vue français, la visite a permis de voir des paysages somptueux, dépaysants, aucunement semblables à la France. D’un point de vue malgache, la visite du canyon était une première ; l’émerveillement était total. Le canyon s’impose par sa grandeur et la variété de couleurs chaudes du jaune au rouge en passant par l’ocre.

Quel changement flagrant entre la ville de Tana et le parc naturel. On a l’impression d’être sur une autre planète. Le fait d’être dans un parc naturel sans implantation humaine et sans tourisme de masse permet d’avoir un rapport beaucoup plus proche avec la nature. En tant que malgache, ce qui est précisément beau, c’est de voir les animaux évoluer en liberté.

Mais ça se mérite ! Il a fallu marcher beaucoup sous un soleil et la chaleur étouffante qui rendent la marche et l’écoute difficiles.

Pour terminer, nous pouvons dire que le parc naturel d’Ankarafantsika est incroyable avec un paysage magnifique et dépaysant. C’est un exemple pour a protection de l’environnement et des animaux. On espère que les parcs naturels continueront à exister et à se développer.

Camille, Hitsy, Manou et Harena

Mercredi 26 février 2020 REGARDS CROISES de Cynthia et Tristan

Nous nous sommes réveillés pour aller au parc Ankarafantsika puis vers Majunga. Nous sommes partis pour un long voyage rempli de péripéties. Vers 09h30, un des deux minibus est tombé en panne. Nous avons perdu plus de cinq heures à attendre qu’ils le réparent sans succès…

Nous avons donc fini par aller chercher un autre minibus, 50 km plus loin à Ankazobe. Puis nous sommes repartis en direction de Maevatanana pour dormir. Le chauffeur roulait très vite donc plusieurs personnes ont eu des nausées et des vomissements. Ensuite nous avons mangé puis nous nous sommes divisés en deux groupes (Malgaches / Français). Les Français ont dormi dans le premier hôtel, un peu ancien mais il nous convenait tout à fait pour y dormir et nous doucher. Nous, les malgaches, avons dormi dans l’annexe de l’hôtel qui nous faisait peur et nous n’avions pas de douche dans les chambres. Ce jour-là, on a été énervé par le manque de préparation et de réactivité face aux problèmes rencontrés, exténués par le long trajet effectué mais finalement heureux d’arriver à l’hôtel pour pouvoir s’y reposer.

Cynthia et Tristan