Mardi 03 mars 2020 REGARDS CROISES de Ricardo et Erwan

Aujourd’hui, avec Ricardo, on n’a rien fait de commun ensemble : lui travaillait et avait des examens au lycée tandis que moi, j’ai pu, avec le groupe français, rencontré le Père Pedro qui nous a présenté son mouvement de lutte contre la pauvreté (notamment infantile).

Ricardo et moi avons donc décidé de parler de ce sujet : la pauvreté (à Madagascar bien entendu). On a décidé d’en parler à deux points de vue : extérieur (moi) et intérieur (Ricardo). Selon Ricardo, la pauvreté augmente car il voit des centaines de personnes, au quotidien, entassées dans des tunnels ainsi que des enfants mendier dans la rue. Là, je réagis car, pour moi, c’est toute la population malgache qui est pauvre (enfin une majorité) en voyant des maisons insalubres, faits avec les moyens du bord, dans toutes les rues. Ricardo me répond qu’il y a quand même une bonne partie de la population malgache qui est riche et qui peut s’offrir de belles voitures (par exemple). De plus, Ricardo et moi sommes d’accords pour dire que la pauvreté fait augmenter la délinquance juvénile et empêche les enfants d’aller à l’école : à préciser que 75 pourcents de la population malgache vit en dessous du seuil de pauvreté ce qui influe sur l’économie du pays. Ricardo ajoute que le gouvernement préfère se remplir les poches plutôt que de régler le problème. Je complète son idée en disant que la pauvreté restera un cercle vicieux tant que le gouvernement sera inactif.

Pour ma part, j’ai été marqué et fasciné par la volonté du Père Pedro qui s’est battu toute sa vie pour redonner de la dignité humaine et offrir un meilleur avenir aux plus démunis : son engagement m’a impressionné.

Ricardo et Erwan