20 septembre, mercredi, 2017

Printemps des poètes (8-23 mars 2014)

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Dans le cadre du Printemps des poètes qui se déroule du 8 au 23 mars 2014, voici les créations poétiques des élèves de 517 réalisées lors des ateliers qui se sont déroulés au CDI avec Mme Bruant et Mme Pelletier:

 

 

 

Printemps des poètes 2014

Créations poétiques des élèves de 517

 

La liqueur malicieuse de la félicité

Qui coule d’un crépuscule mielleux

Caresse doucement ,

En l’écorchant,

Ma peau de sel.

Longtemps, je ronronnai des odes

Dans mon cocon d'oranges et dans la dentelle qui s'effile.

Mais cette comptine sirupeuse

S'évanouit aujourd'hui...

Tournent mes souvenirs imperturbables,

Tel un carrousel révolu.

EMELINE

Si l'amour était un fossile , il encrerait tous nos souvenirs .

La tristesse s'abat sur mon âme comme une pluie noire d’hiver. 

La solitude est une mer qui inonde mon âme frémissante.

CLAIRE

Le lourd diamant de mon chagrin brille dans l'obscurité

Les cendres de la solitude chassent la lumière , comme l'aube chasse le crépuscule

MARGOT

Le fossile froid de ton chagrin est enfoui sous le poids de tes sentiments indomptables.

Il te guette, te surveille, toi et la moindre de tes faiblesses,

Allant au gré des vents tourmentés,

Persistant, greffé à ton âme,

Il prend possession de ton corps,

Rivalise avec le soleil rougeoyant,

Tache la neige de son sang.

Il est là, tapi dans l'ombre,

Prêt à surgir à tout moment.

SOPHIE

Vagabond comme la cime,

le désert étend ses rameaux glacés

ANAELLE

A travers les cils de l'horizon,

Épais comme une larme de suie érodée,

Le soleil couchant déploie ses filets incandescents

Dans un éclat d'ambre taquin.

Et mon cœur

butine l'écho de la gloire saisonnière .

ANAELLE

Les astres vermeils ploient

sous la danse bleutée des plumes du soleil

dont les ombres s'étalent comme de la dentelle

sur les cascades de feuilles des saules pleureurs,

laissant un goût sucré de rosée sur les écorces satinées

et l'odeur de l'herbe coupée entre les roseaux scintillants.

Les remous d'un torrent célèbrent la naissance des perles nacrées,

chantant doucement dans l'aurore du soleil levant.

Dans la fumée des rêves , cette effervescence

raconte la recherche du bonheur éphémère.

ANAELLE

Le doux chêne rouge de la joie

Se moque de l'enterrement des feuilles.

Pendant que la limace

Rêvant d'être la terre

Console les racines

Qui ne se soucient pas de plaire,

Le grand peuplier, raison de tous ses frères,

Se trémousse sur le chant de la forêt en deuil

Les branches, filles des cimes,

Tombent, puis plongent,

Balayées par le courant d'un vent sucré.

Les écorces chuchotent entre elles,

Et tremblent ; mêmes les histoires

Héroïques du ruisseau

Ne parviennent pas à les rassurer,

Elles regrettent de ne pas avoir d'ailes.

Par dessus les cris qui s'effacent

Coule le béton de la misère,

Souillure empestant les prières.

L'arbousier, pourtant fier et robuste,

Recule

Et le sapin, vert soldat épineux,

Se recroqueville en hérisson peureux :

L'harmonie de la terre brûle.

LUCE

AUBE

Les envoûtantes créatures de la nuit Trépassent dans le labyrinthe obscur d’un passeur d’aurore .

Le bocage frémit, et retentit du rire d'un geai moqueur !

LAURA R

MES FRERES

Le plus vieux est un chêne inconscient et le plus jeune un souple bouleau .
Le premier est un ciel nuageux,
Le second un ruisseau rouge.
Ce sont mes gardes en armure de velours.
Ils sont le vent,
Brise tranquille ou tempête dévastatrice.
Leur voix est une chanson qui court sur mes tympans.
Dans nos veines coulent le même sang.
Ils sont pour moi l'air et la lumière.

JULIE

La frêle rose de ma peur hérisse ses épines et blesse mon cœur à jamais
Le sombre coquelicot de ma mélancolie emplit mon cœur de chagrin

CAMILLE

Les gouttes de l'amour prolongent la vie des hommes sous la flamme des étoiles

et montent vers l'infini jusqu'à l'aurore.

Cette douce liqueur flotte de Venise à Paris

en passant pas Casablanca la triste, la perdue,

avant de s'envoler et de se reposer dans les nuages roses du désert.

PAULINE A.

L'onde rougeoyante de ton esprit fou

Brûle les ailes de mes songes infinis,

Et l'âpre vérité de la nuit

Se transforme en regrets blancs

Pauline A.

J'ai vu, au fond de la mer folle de nos regrets,

L'opale de tes yeux froissés.

Pauline A.

Des fantômes clandestins

Errants, meurtriers et froids, 

emplissent mon esprit de souvenirs asphyxiants.

Pauline A

Le temps que le ciel se pose,

Et que s'envole l'enfant en moi, 

Je veux oublier la morsure envoûtante de tes doigts

et les ecchymoses de ton visage dans mon cœur glacé.

Pauline A.

Piquante comme la rosée

La large impasse de la solitude s’avance entre deux hautes haies de buis éternel

ANAIS

Sur une toile tissée de peur, l’obscurité guette l’enfant.

SARA

Je cueille aux branches d’un orme les fruits universels de l'amitié

SARA

La cendre poussiéreuse de la solitude consume nos âmes Tristement.

Noé

La marée de la peur

Recouvre mon esprit

Un sombre ciel tombe sur ma vie
Comme une pluie d'orage

Noé

J’ouvris la fenêtre  

L’air  frais me prit

J’observai attentivement

Le printemps venait tout juste de s’installer

Il avait pris place

La fraîcheur printanière engendra en moi une joie inexplicable

Des oiseaux

Faisaient vibrer mon cœur

Tout me berçait

FATIHA

Le coquelicot de l'amour a fané, tous ses pétales arrachés

J'explore ma solitude au plus profond de l'âme

Au milieu des herbes soyeuses s'agite le vent frais du chagrin

Loïse

Une vieille dentelle fragile décore sa sinistre robe .
Le sentier de la solitude la mène aux tombes scellées.
CL

La boue du chagrin éclabousse bruyamment mes yeux.
Le quartz du chagrin fait briller mes yeux intensément.
La flanelle de la joie réchauffe tendrement  mon coeur.
Le velours de la peur couvre mes rêves désespérément.

 Le triste labyrinthe de la solitude me retient enfermé

THOMAS

Du haut des cimes,

Je distingue de l'horizon l'échine.

Les sorbiers au lointain

Brisent la fragilité du ciel,

Leurs branches glacées

Ploient sous des rubis de taffetas.

Cet éclat de nature me rappelle la profondeur de tes yeux.

LAURA B

Le diamant de ton regard a ébloui mon cœur désespéré

Les cendres légères de mon chagrin se sont envolées

Le velours de l'amour enveloppe mon cœur apaisé

YACINE

La roue des sentiments

La joie protège mon cœur du cocon de la mélancolie.

La mélancolie est chassée par les plumes noires de la colère.

La colère alimente le feu de la douleur.

La douleur creuse un fossé que seul le temps efface.

Au fil du temps renait immanquablement la joie.

Yacine

Le silence m’étourdit, calme comme un cadavre noir dans la cave de mes peurs

Le temps bombarde de miséricorde mon cœur impuissant

TANGUY