JARAUD Alexis, NGUYEN Paul, la Fabrique de l’Info, Lycée Grandmont, Mercredi 31 mai.

A Tours, les rixes entre bandes rivales, phénomène récurrent dans les métropoles depuis quelques années, se sont multipliées ces derniers mois.

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A Tours, les rixes entre bandes rivales, phénomène récurrent dans les métropoles depuis quelques années, se sont multipliées ces derniers mois.

 Depuis des années, les quartiers sensibles de Tours et de son agglomération sont sujets à de rixes ou règlements de comptes. Deux cités en particulier sont au coeur du problème : celle du Sanitas à Tours et celle de la Rabière à Joué-lès-Tours.

En général, ces rixes regroupent une vingtaine de jeunes allant de 13 à 17 ans, a expliqué Grégoire Dulin, procureur de la République de Tours, lors d’une conférence de presse organisée au lycée Grandmont mi-mai. Les plus actifs ont souvent 14-15 ans, ajoute le magistrat. Certains sont armés de barres de fer, d’armes blanches, c’est à dire des lames de cutter ou de couteaux, et parfois de pistolets factices.

Des bandes d’autres quartiers sont parfois impliquées dans des affrontements, comme celles de Tours nord, La Riche et Saint-Pierre-des-Corps. Ces « fights », comme disent les protagonistes, renforcent les rivalités entre les quartiers de l’agglomération.

Ces rixes s’organisent et se diffusent sur les réseaux sociaux, le lieu de rendez-vous y est également évoqué. Souvent, le quartier des Deux Lions a servi de lieu d’affrontement, parce qu’il se trouve à mi-chemin entre le Sanitas et La Rabière, et aussi parce qu’il offre de multiples échappatoires, explique Grégoire Dulin.

 Le risque du décrochage scolaire

Pour contrôler et limiter au plus ce type d’affrontement, la justice a mis en place un groupe local de traitement de la délinquance qui agit sur l’ensemble du département.

Cette instance est dirigée par le procureur. Elle regroupe plusieurs institutions, dont la Protection judiciaire de la jeunesse, la Police nationale et la Gendarmerie, les mairies, ainsi que Fil Bleu, qui s’occupe des bus et du tramway. Grâce aux moyens mis en place, 5 affaires ont déjà été résolues, pour un total d’une vingtaine de rixes recensées.

Leur point commun : elles se déroulent principalement durant les week-ends et les vacances scolaires. D’après le procureur, Grégoire Dulin, « cela concerne des jeunes qui sont soit en décrochage scolaire, soit en échec scolaire ».  L’une des solutions serait de mettre en place plus d’activités pour occuper ces jeunes durant ces périodes.

Sources :Conférence de Presse du 12/05/2021 de Monsieur Grégoire Dulin au lycée Grandmont, Facebook Police Nationale d’Indre et Loire.