Inès Bouton, Angèle Guitton, la Fabrique de l’Info, lycée Grandmont, 31 mai 2020

L'année 2021 annonce un grand changement. Ecologie, faune et flore, ambitions et changements sont au rendez-vous. En effet, la ville de Tours décide de s’investir en ce qui concerne le réchauffement climatique et décide de faire du bois de Grandmont un espace naturel avec une grande biodiversité.

Le bois de Grandmont, plus importante réserve naturelle de l'agglomération tourangelle, est situé au sud de la ville de Tours et comporte plus de 20 ha de forêt résistant à la pression de l'urbanisation de ces dernières décennies.

 

bois

© Inès Bouton, Photographie du bois de Grandmont

L'histoire du bois de Grandmont

Ayant anciennement appartenu aux moines comme lieu de culte auprès d'arbres sacrés multi-centenaires, le bois de Grandmont est ensuite devenu une réserve de chasse. Ouvert au public à partir de 1920, le parc est rapidement victime de son succès et subit une intense fréquentation. Racheté par la ville de Tours en 1919, le bois se transforme en campus universitaire dans les années 60.

Ce bois comporte une énorme biodiversité. En effet, on y trouve plus de 200 espèces de plantes dont 5 protégées comme des orchidées d'automne. Pour la faune, on trouve encore plus de 200 espèces d'insectes, une trentaine d'espèces d'oiseaux dont des faucons et des piverts, des corneilles et des hiboux, quinze espèces de petits mammifères, mais aussi des amphibiens tels que des salamandres tachetées et des tritons palmés. Mais attention, l'équilibre est très fragile, en seulement cinq ans deux espèces d’amphibiens protégées ont disparu.

La plupart des arbres et arbustes ont disparu lors de l'aménagement de la cité scolaire, du campus universitaire ainsi que des centaines de logements du quartier de Montjoyeux. Lors de l'implantation de ces bâtiments dans le bois, c'est tout un écosystème qui a été détruits. De plus, le sur-piétinement des sols, entraîne une incapacité du milieu à se régénérer naturellement. La photographie ci-dessus montre l'impact que l'homme a sur cet environnement notamment, ici, avec la création d'un sentier au sein du bois.

Pour pallier cela, depuis 2010 de multiples études ont été réalisées pour mettre en œuvre un plan de gestion durable du site de Grandmont. L'objectif principal de ce dernier est de préserver cette forêt urbaine notamment avec la création d'une futaie jardinée. De plus, des ruches ont été installé sur le site en 2017 afin de favoriser sa biodiversité et préserver un milieu privilégié pour les salamandres en voie d'extinction. Une mare a également été aménagée dans le bassin de rétention près de la pharmacie.


Sources :

- Site internet de la ville de Tours

- Article de La Nouvelle République : « Parc de Grandmont : le "petit bois de Boulogne" de Tours », Pascal Landré

- Article de La Nouvelle République : « De l'ancien bois sacré à l'éco-campus de Grandmont »