Par Valentin Vrillon et Nathan Bodin, la Fabrique de l’Info, lycée Grandmont, 10 mai 2021.

À partir du 10 mai et pendant environ un mois, vingt habitants de Tours, sélectionnés en amont, vont devoir se plier à un défi d'envergure : ne pas utiliser leur voiture. Une histoire très originale.

vélo

Source : Tours Métropole, Tours lance un défi au tout-voiture.

Peut-on vivre sans voiture ? C’est le défi lancé à 20 personnes par la métropole de Tours à travers son service de mobilité urbaine Fil Bleu. Il consiste à abandonner sa voiture du 10 mai au 4 juin.

            Pour aider à la réalisation de ce défi, Fil Bleu met le paquet. Il offre tous ses services gratuitement. Il fait également don d’équipements cyclistes avec le soutien de Décathlon, d’un vélo en partage Velocity, d’un abonnement à la SNCF/ Rémi, la possibilité de livraison de courses à domicile et enfin un an d’abonnement à certaines bibliothèques.

            Il s’agit de montrer « aux habitants toutes les possibilités offertes par la ville pour se déplacer », explique Christophe Boulanger, vice-président à la politique des Mobilités, dans une interview au magazine Le Point. Sur le site de Tours Métropole, Christophe Boulanger ajoute que « Les vingt participants pourront alors observer la complémentarité de tous les modes de transports, de l'autopartage au vélo en passant par la marche à pied et les transports en commun ».

« Oui, mais pas ce mois-ci »

            Comment la démarche est perçue au lycée Grandmont ? Une enseignante du lycée, qui tient à garder l’anonymat, estime qu’en habitant à Monts, au sud de la métropole, il lui serait impossible de venir au lycée dans un temps acceptable. « C’est une bonne initiative, mais pour moi, le premier arrêt de bus est à 3 km », remarque-t-elle. Elle se dit prête à prendre son vélo pour aller jusqu’à cet arrêt de bus pour rejoindre le lycée.

            « Pourquoi pas, j’habite à côté du réseau de transport, mais j’ai pris l’habitude d’utiliser ma voiture », témoigne une autre enseignante croisée dans la salle des professeurs. Elle se dit prête à franchir le pas et à laisser sa voiture durant un mois. « Mais ce mois-ci, impossible, j’ai besoin de ma voiture pour des raisons personnelles juste après les cours », admet-elle. 

            Globalement, ce défi est plutôt bien accueilli par la population tourangelle. Il y a donc une réelle motivation de changer les habitudes vis à vis de la voiture à Tours. Il ne reste plus qu’à passer à l’acte, et ça, c’est une autre histoire.