Par Mohamed Majidi, la Fabrique de l’Info, lycée Grandmont –le 10 mai 2021.

Depuis janvier 2020 et les premiers cas de COVID-19, les mesures ont touché les lycéens par les nombreuses fermetures d’établissements. Le travail à distance s’est généralisé, ce qui a eu un impact psychologiquement sur les étudiants.

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© Stocklib / Svyatoslav Lypynskyy

Le travail à distance a favorisé le décrochage, en France, mais aussi dans le monde entier

 

 Le travail à distance peut se faire par le biais de cours interactifs en classes virtuelles avec plusieurs plateformes telles que Zoom, le CNED ou BigBlueButton. Mais aussi par le biais de Pronote dans lequel les professeurs déposent leurs cours et les élèves choisissent le moment ou ils le travaillent.

Léa, élève de 16 ans au lycée Grandmont, nous confie que la visioconférence est le meilleur moyen de suivre les cours en distanciel. « Cela permet de mieux approfondir les cours et de poser plus facilement des questions », dit-elle. Cependant, « rien ne vaut les cours en présentiel car nous ne sommes pas tentés par nos téléphones », ajoute-t-elle.

De plus le manque de contact humain provoqué par le confinement provoque une certaine déprime et un début de décrochage scolaire chez elle. Un sentiment que beaucoup d’étudiants et lycéens partagent.

Selon le ministère de l’Education nationale, de la jeunesse et des sports, deux élèves sur cinq de l’enseignement secondaire (collège et lycée) ont été démotivés suite au premier confinement à cause notamment du manque de vie sociale.

Les causes sont aussi liées à la précarité de certaines familles qui n’ont pas d’accès à internet ou à un ordinateur. Les élèves ne peuvent donc pas suivre les cours et assurer la continuité pédagogique, ce qui crée un décrochage.

Séances chez le psy

Des solutions ont étés mises en place par le gouvernement pour palier le problème des conséquences sur la santé mentale des jeunes. 10 séances gratuites chez le psychologue sont disponibles pour les enfants et les adolescents ayant entre 3 et 17 ans souffrant de troubles liés à la pandémie de COVID-19. Mais peu d’étudiants y ont recours.

Pour pallier le manque d’ordinateurs et de connexions Internet, certains établissements comme le lycée Grandmont prêtent des ordinateurs pour assurer la continuité pédagogique des élèves.

Le travail à distance a donc installé chez certains lycéens un sentiment de déprime et provoqué un début de décrochage scolaire voire un décrochage complet. Ce décrochage est dû au manque de contact social ou aux situations de précarités de certaines familles.

En France des solutions sont mises en place pour contrer ce problème. Dans le monde, 463 millions d’élèves n’ont pas pu avoir accès à l’enseignement à distance et ont donc décroché. Un défi qui concerne donc la France, et le monde entier.