Par Lisa Rembaux, la Fabrique de l’Info, lycée Grandmont, mai 2021.

Prévue pour 2025, la seconde ligne de tramway reliant La Riche à Chambray-lès-Tours, en passant par le lycée Grandmont, promet de rendre plus faciles et rapides les déplacements. Quel sera son impact sur la vie des élèves et des employés du lycée ? Réactions.

La ligne 2 du tramway desservira le lycée Grandmont en 2025. Ce tram est-il attendu ? Après réflexion, Titouan, un surveillant, affirme que s’il travaille encore dans l’établissement dans quatre ans, il sera « très sûrement » amené à l’emprunter. « Je suis complètement favorable à ce mode de transport. Je préfère voir des tramways en ville que plein de voitures qui polluent », dit-il, tout en relevant deux inconvénients : une éventuelle augmentation des impôts pour financer ce projet global chiffré à 369 millions d’euros, et les conséquences des travaux sur le trafic et la vie quotidienne entre 2022 et 2025, notamment sur le boulevard Béranger et la place Jean Jaurès à Tours, lieux très fréquentés des voitures.

« Le tramway, c’est bien, c’est positif, mais il ne faudrait pas qu’ils oublient les vélos ! », clame Monsieur Devillard, professeur documentaliste du CDI du lycée, usager et fervent partisan de la bicyclette. Selon lui, si les concepteurs du projet pensent à l’accessibilité de tout le campus universitaire de Grandmont, incluant le lycée, il leur faudra inclure des pistes cyclables, « presque inexistantes aujourd’hui », constate-t-il.

 Mina : "pour une place Jean Jaurès « sans voiture "

Autre point à surveiller : pour lui, les rames, les rails, les caténaires et tous les matériaux nécessaires pour construire une nouvelle ligne sont « trop » chers, et il dénonce un effet de mode. Présents dans presque toutes les villes de France, y compris Tours, dès le XIXè s. jusqu’aux années 1930, les tramways ont été le plus souvent été remplacés par des bus. Aujourd’hui, ils refont leur apparition, portés par des arguments sur une mobilité moins polluante, le silence et la végétation retrouvés en ville,… Selon M. Duvillard, on peut craindre que ce nouveau revirement ne finisse peut-être sur un échec. Malgré ce questionnement, il garde un regard positif sur ce projet : « La première ligne du tramway tourangeau a tout de même permis de désenclaver le quartier du Sanitas, le rendant plus accessible au centre-ville de Tours ».

Du côté des élèves, Mina Lacroix, en terminale, est très enthousiaste : « La future ligne correspond vraiment aux axes que j’emprunte le plus souvent, et puis ça va permettre d’aménager des supers espaces ! ». Parmi ces aménagements urbains qu’elle attend, celui de la place Jean Jaurès : « la circulation routière actuelle sur cette place n’est plus supportable. Elle devrait être rendue aux piétons et aux trams », juge-t-elle.

Il semble donc que tous les trois retiennent de cette nouvelle ligne de tramway un avantage pratique, écologique et social, qui renforcera les avantages déjà vantés avec la première ligne.

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