Par Light Dzankon et Antoine Tailleur, la Fabrique de l'Info, lycée Grandmont, 26 mai 2021

Le projet de société coopérative d’intérêt collectif se concrétise pour le club de foot tourangeau.

fc tours

Copyright, TFC, photographie du stade de Tours.

A l’instar du Sporting Club Bastiais qui vient de rejoindre la ligue 2 de football, Le Tours FC veut adopter un nouveau statut. Même si le club est actuellement en National 3, le 5è échelon national, et qu’il compte moins de fidèles que le club corse, le projet a convaincu Luc Dayan, ancien président de clubs de ligue 1 comme Lille ou Nantes, et qui a aidé les Bastiais.

 

La ville de Tours est également investie dans ce projet. Elle en est même à l’initiative. Avec un endettement estimé entre 1,5 et 2 millions d’euros selon le site d'informations 37°, ce nouvel apport financier ne peut être que bénéfique. Les actions émises doivent cependant respecter certaines règles : les mises minimums sont de 50 euros pour les particuliers, 2000 pour les entreprises et 10 000 euros pour les collectivités.

Actuellement, le club a déjà reçu 400 000 euros dont 20 000 des supporters. L’objectif est d’atteindre 1,5 million d’euros fin juin.

L’idée que le club devienne une société coopérative a aussi ses opposants : selon la Nouvelle République, Yvon Augustin, ancien dirigeant du Tours FC, parle d'une démarche « contre-nature (...) pas adaptée au monde sportif ». Si c'était la solution, plusieurs grandes équipes l’auraient adoptée, ajoute-t-il. Il serait plus d’avis à vendre le club.

Il y a donc des avantages et des inconvénients pour le club de Tours car, en plus d’acquérir un statut juridique, il permet aux supporters actionnaires de donner leur avis sur la direction. En revanche, l'obstacle, c'est que ce nouveau statut attirerait peu d’investisseurs extérieurs.